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Soufflet malt et Heineken déploient l’agriculture régénérative

Sophie Voinis, animatrice, Sophie Godier de Gombert, directrice RSE de Soufflet malt, Isabelle Sucra, directrice RSE d'Heineken France, Philippe Vincent, directeur filières chez Soufflet agriculture, et Guyonne des Rieux, responsable filières de Lesieur, au Sia, à Paris, mercredi 25 février.

Soufflet malt a annoncé au Sia la signature d’un partenariat pluriannuel avec Heineken afin de déployer l’agriculture régénérative à grande échelle. En 2026, 30 000 t d’orge devraient être produites selon ces pratiques.

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Soufflet malt et Heineken scellent un partenariat pluriannuel pour accélérer le déploiement de l’agriculture régénérative. « En tant que premier malteur mondial, nous avons une mission forte : développer et proposer des malts durables à nos clients », a rappelé Sophie Godier de Gombert, directrice RSE de Soufflet malt, mercredi 25 février, sur le stand Cultivons les échanges (InVivo), au Sia.

30 000 t d’orge régénérative en 2026

Dans le cadre de ce partenariat, Soufflet malt s’appuie sur son fournisseur historique, Soufflet agriculture, et son programme d’agriculture régénérative « Performance », lancé officiellement en novembre dernier. Celui-ci s’inscrit dans la feuille de route de durabilité de Soufflet malt à Horizon 2030, visant à réduire de 30 % les émissions de gaz à effet de serre de l’orge. « Le programme Performance a été coconstruit avec Heineken afin de bien comprendre leurs attentes et de les traduire, ensuite, au niveau des exploitations agricoles. Après plusieurs phases pilotes, l’objectif est désormais de passer à l’échelle supérieure », souligne Sophie Godier. En 2025, 15 000 tonnes d’orge ont été produites pour Heineken, par près de 100 agriculteurs engagés. L’objectif est de doubler ce volume en 2026.

Au-delà de l’orge, ce modèle s’applique également à plusieurs cultures de la rotation, donnant la possibilité à d’autres acheteurs d’y contribuer. « Lorsqu’un agriculteur s’engage dans l’agriculture régénérative, cela ne concerne pas qu’une culture, mais toute son exploitation. Donc pour massifier le programme, nous devons valoriser le maximum de cultures. Dès 2025, nous avons pu valoriser de l’orge, du colza, du tournesol, du maïs et du blé », se réjouit Philippe Vincent, directeur filières chez Soufflet agriculture.

Mesurer et rémunérer

Et pour garantir la mise en œuvre de ces pratiques régénératives, les agriculteurs bénéficieront de diagnostics d’exploitations, d’un suivi annuel d’indicateurs (carbone, eau, biodiversité, santé des sols) et d’une rémunération incitative. L’enjeu est double : renforcer la viabilité économique des fermes tout en donnant aux agriculteurs les moyens de mener à bien leur transition.

Soufflet agriculture a d’ailleurs déployé un plan de formation. « Nos technico-commerciaux et équipes techniques sont en train de se former, en France comme à l’international, et nous proposons également aux agriculteurs de se former sur un an, informe Philippe Vincent. Par ailleurs, nous avons renforcé notre dispositif expérimental afin de produire des références. »

« Nous protégeons la filière sur le long terme »

Pour Heineken, ce partenariat est une étape stratégique dans l’atteinte de sa neutralité carbone d’ici 2040. « L’agriculture régénérative est l’un des leviers les plus efficaces pour réduire l’impact environnemental de notre activité dans la chaîne de valeur agricole, car elle se concentre particulièrement sur les émissions liées à la culture de l’orge, ingrédient principal de nos bières premium. En renforçant dès aujourd’hui la résilience et la durabilité de notre approvisionnement en orge, nous protégeons la filière sur le long terme. En France, nous avons construit avec Soufflet malt et Soufflet agriculture un modèle robuste, fondé sur des indicateurs mesurés pour chaque sujet, chaque année et un accompagnement renforcé des agriculteurs, en fonction de leur maturité », explique Hervé Le Faou, directeur des achats monde.

« Ensemble, nous promouvons la production d’orge française, qui vise à réduire les émissions, préserver les écosystèmes et renforcer les relations avec les communautés agricoles », résume Jorge Solis, PDG de Soufflet malt.

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